Chers Concitoyens, Chers Amis,
Tout au long de ce mandat, nous travaillerons sans a priori, de façon libre et indépendante. Notre seule préoccupation est
la défense des intérêts des Dracénois et de notre ville. Ainsi, nous essayons à chaque réunion du Conseil Municipal d’être constructif et de faire avancer les idées que nous vous avions
présentées lors de la campagne électorale.
Le dernier Conseil Municipal a notamment été consacré à l’examen du budget 2008. Ce budget, nous ne l’avons pas voté. Nous tenons
par ailleurs à vous faire remarquer que nous avons été les seuls à voter contre.
En effet, l’équilibre du budget 2008 repose sur un accroissement des recettes fiscales de plus de 4%.
Ainsi, et vous devez le savoir, si les taux d’imposition resteront les mêmes, les impôts locaux augmenteront encore en 2008, les bases ayant augmenté de 4,8%.
Lors de la campagne électorale, nous avions pris un engagement ferme sur l’imposition locale : stabiliser les impôts pendant
toute la durée du mandat. Pour parvenir à ce résultat, il aurait fallu compenser la hausse de la base d’imposition par une baisse des taux.
Nous avons plusieurs fois proposé cette solution au Conseil Municipal et au Maire. Malgré notre insistance, notre requête n’a pas
abouti
En 2008, la facture des impôts locaux à Draguignan va donc de nouveau s’alourdir pour les contribuables, que ce soit la taxe
d’habitation ou la taxe foncière.
Une mauvaise nouvelle de plus dans une période déjà marquée par une forte perte du pouvoir d’achat pour les
citoyens.
Le budget 2008, en hausse de 6% par rapport au budget principal de 2007, pose également un autre problème. Un plan d’économie a été
décrété au niveau national. Le Premier Ministre a par ailleurs précisé qu’il comptait sur l’ensemble des collectivités locales afin de le soutenir dans cette maîtrise des dépenses
publiques.
Il aurait été souhaitable que cela soit le cas à Draguignan. Le portefeuille des citoyens n’étant pas éternellement extensible, il
nous apparaît absolument nécessaire de sortir du cycle infernal « dépenses somptuaires, impôts supplémentaires ».
Chacun doit également prendre conscience qu’il n’est pas raisonnable de laisser l’endettement de la ville au niveau actuel. Au
1er janvier 2008, la dette s’élevait à 55,978 millions d’euros, en baisse de 17 000 euros par rapport au 1er Janvier 2007.
A ce rythme, il faudra plusieurs dizaine d’années pour rembourser la dette de la ville.
Là encore, nous avons interpellé le Conseil Municipal. Et nous ferons tout pour que nos remarques soient prises en compte dans le
prochain budget, à défaut de l’avoir été en 2008.