Dimanche 17 janvier 2010
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Chers Concitoyens, Chers Amis,
Mois après mois, la majorité en place s’étonne de l’existence d’une opposition municipale à Draguignan, s’émeut à la lecture
d’opinions différente des siennes.
Sans rentrer dans des débats philosophiques, l’on peut tout de même se demander si ceux qui nous qualifient de démagogues mois après
mois détiennent une vérité politique absolue et universelle, qui leur permettrait d’émettre sans aucune réserve des jugements de valeur. Il apparait souvent qu’il n’y ait que deux façons de faire
de la politique à Draguignan : être d’accord avec la majorité en place ou être un démagogue.
Faut – il rappeler à Monsieur le Maire que sa politique locale, loin de faire l’unanimité auprès des Dracénois, n’a pas vraiment été
plébiscitée lors des dernières échéances électorales, loin s’en faut. Le résultat des scrutins des 9 et 16 Mars 2008, s’ils ont reconduit Monsieur le Maire dans ses fonctions, ont tout de même
laissé apparaître une certaine défiance des Dracénois à son égard. Les divergences que nous exprimons ne sont-elles pas que le reflet d’un certain ressenti d’une partie de la population,
qui a fait de nous leur porte parole.
Ainsi, il nous semblerait opportun que la majorité en place soit plus à l’écoute et prête à se remettre en cause. La contradiction et
le débat sont en effet les fondements de la vie publique.
Alors posons-nous quelques questions. La gestion de la ville est-elle si parfaite qu’il n’y aurait jamais rien à redire ? Les
décisions prises tellement pertinentes qu’elles ne pourraient souffrir le moindre doute ?
Nous ne le croyons pas.
Connaissez-vous une municipalité qui en 20 ans de mandature n’aurait jamais augmenté les taxes locales et aurait même baissé la taxe
professionnelle (qui dépend désormais de la CAD) ; une municipalité qui aurait réduit l’endettement par habitant de 1200 euros il y a vingt ans à 230 euros en 2008, sans pour autant renoncer
à des projets d’envergure, et sans recours à l’emprunt depuis 6 ans ? Une municipalité dont la gestion aurait été qualifiée de parfaitement saine, sans aucune irrégularité ou erreur de
gestion, par la Chambre Régionale des Comptes ?
C’est le cas de la ville de Sorgues, commune de 20 000 habitants, dans le Vaucluse. Si la taille de Sorgues n’est pas comparable
à celle de notre ville, et si ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, il reste cependant une marge de progression importante à Draguignan. Les Dracénois peuvent compter sur nous pour le
souligner aussi souvent que nécessaire.
Nous nous efforçons, depuis le début de notre mandat, d’être constructifs et raisonnés. Nous prenons les lecteurs de Séduction
Provençale et les Dracénois à témoin de notre correction et de notre sens des responsabilités. Nous n’avons jamais cherché à contester le processus démocratique qui a porté Monsieur Piselli aux
responsabilités en pratiquant une opposition systématique et stérile.
Nous essayons sans cesse de rester fidèles aux électeurs qui nous ont fait confiance, en restant très vigilants quant aux décisions
prises en Conseil Municipal. Nous nous déterminons le plus souvent en fonction du programme que nous avions soumis aux Dracénois, et sur la base duquel nous avons été élus. C’est une
question de respect de nos électeurs, un véritable engagement pris pendant la campagne.