Dimanche 17 janvier 2010
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Chers Concitoyens, Chers Amis,
Le Var est l’un des départements les plus touristiques de France. De nombreux vacanciers français et étrangers viennent découvrir ou
redécouvrir notre région durant la période estivale. Cela représente une manne financière importante et une richesse humaine considérable, aussi bien pour les commerçants, les populations que
pour les collectivités locales.
Bien sûr, Draguignan n’est pas une ville côtière, et la Dracénie n’est pas aussi attractive que le bord de mer. Il est toutefois
nécessaire de dresser le bilan de la saison 2008.
Ainsi convient-il de se poser plusieurs questions, certaines relatives aux compétences de la Communauté d’Agglomération Dracénoise,
d’autres en lien direct avec l’action municipale.
La première concerne bien évidemment les commerçants : ont-ils vu leur chiffre d’affaires croître, la fréquentation de leurs
établissements augmenter par rapport à 2007 ?
La tendance à la baisse ressentie à la mi-saison par certains professionnels du tourisme est à rapprocher du constat de la Vice -
Présidente en charge du tourisme à la CAD, qui relève une fréquentation en 2008 équivalente à celle de 2007.
Les touristes seraient donc aussi nombreux, mais consommeraient moins. Cela n’apparait pas très étonnant suite aux nombreuses attaques
portées contre le pouvoir d’achat des ménages au cours des derniers mois.
Le développement en Dracénie d’un tourisme « vert » et plus orienté vers le terroir est respectueux de nos valeurs et de nos
traditions. Pouvons-nous explorer d’autres voies à l’avenir pour capter et orienter une partie plus importante des touristes de la côte vers la Dracénie ?
L’animation de la ville étant partie intégrante de son attractivité touristique, il convient également de faire le
point.
Est-ce que les spectacles et les concerts dracénois ont fait rayonner Draguignan au-delà de la commune ?
La localisation des évènements majeurs au COSEC a eu pour avantage de rendre le Parc Haussmann aux familles dracénoises durant l’été.
Mais éloignés du centre ville, et dans un cadre peu agréable pour les spectateurs, quelles ont été les retombées de ces animations pour les bars, les restaurants, les commerçants en règle
générale, et pour la ville ?
Nous posons également la question de la fréquentation du centre ville et de sa découverte par les touristes. D’importants
travaux de restauration et de mise en valeur ont été engagés dans la vieille ville, et nous ne pouvons qu’approuver. Mais exploitons-nous notre patrimoine aussi bien que le font de nombreuses
villes et villages du Haut-Var ?
En matière d’animation nocturne du centre ville, il nous semble également qu’un gros travail reste à faire pour retenir à Draguignan
des touristes qui ont plutôt tendance à fuir vers la côte dès le soleil couché.
Peut-on envisager par exemple, la création d’un marché provençal nocturne dans les rues de Draguignan, axé sur l’artisanat local et
les produits du terroir, afin de retenir les touristes en nos murs ?
Ces questions, nous les posons, aussi bien aux responsables de la CAD qu’à ceux de la mairie. Notre volonté n’est pas de polémiquer ou
de remettre en cause les choix effectués, mais d’encourager les élus à sans cesse améliorer l’utilisation qui est faite de l’argent public, afin que les retombées pour Draguignan et la Dracénie
soient les plus importantes et bénéfiques possibles.
Nous souhaitons à tous une bonne rentrée 2008.