Draguignan Avenir

Le fort niveau d'abstention qui a marqué les premier et second tour des élections régionales est un phénomène qui doit nous appeler à réflechir de façon collective.

Cela reflète tout d'abord un malaise national, une rupture entre la politique et les citoyens. Faute d'être entendu, faute d'être compris, un très grand nombre d'électeurs a décidé de ne pas aller voter. Nous l'évoquions dans un article précédent, le fait pour certains hommes politiques de nier l'évidence, de laisser croire que tout va bien, envers et contre tout, ne générère pas un effet placebo à même de retourner les faits.

L'abstention révèle également un certain désintérêt pour la chose publique. Il est en effet parfois difficile de cerner le pouvoir réel de l'action politique sur le quotidien. Il faut aussi reconnaître que le niveau de la campagne des régionales n'a pas été de nature ni à mobiliser, ni à aider les électeurs à prendre conscience de l'importance de ce scrutin. La décentralisation aidant, les compétences des régions ont été fortement étendues ces dernières années, et c'est bien de notre quotidien dont il s'agit : les Lycées, la formation professionnelle, l'apprentissage, le développement économique, l'aménagement du territoire, les transports...

Nous pensons que la politque doit être menée au plus proche des citoyens, et que chacun est à même de comprendre les difficultés et la crise que traverse le pays. Encore faudrait-il prendre le temps de les expliciter et de communiquer en toute transparence sur les finances publiques, le chômage, l'imposition, l'insécurité... Soulignons bien içi que l'abstention ne saurait être une réponse aux problèmes que nous traversons, et que le manque de représentativité des élus ne peut qu'affaiblir la démocratie.

Sam 27 mar 2010 Aucun commentaire